SALAIRES PUBLICS : INFO OU INTOX ?

Depuis l’an 2000, la valeur du point d’indice, base du salaire des fonctionnaires, a décroché de 21 % par rapport à l’indice des prix à la consommation. Même si certaines dispositions sont venues pondérer cette chute, elle reste bien réelle.



Ainsi, le traitement brut moyen des fonctionnaires a baissé de 5,6 % à l’État, entre 2006 et 2019, par rapport au revenu brut moyen de l’ensemble de l’économie. La chute est de 7,9 % pour ceux relevant de la fonction publique territoriale et la santé.

Autre exemple, un million d’agents (sur 5,7 millions) sont actuellement payés moins de 1355 euros (Smic +10%), soit 2 fois plus qu’en 2000 !

Ces données soulignent l’ampleur de la baisse de pouvoir d’achat et la compression des carrières des fonctionnaires. Elles apportent aussi une réponse à la baisse « d’attractivité » des carrières de la Fonction publique. En effet, le nombre de candidats aux concours de l’État est passé de 650 000 en 1997 à 228 000 en 2018 pour un nombre de postes similaire.


IL EST URGENT DONC :

• une augmentation immédiate de 10 % de la valeur du point d’indice ;

• la mise en œuvre d’un plan de rattrapage des pertes cumulées ;

• l’indexation de la valeur du point sur l’indice des prix à la consommation ;

• la revalorisation des grilles des métiers et filières à prédominance féminine ;

• l’intégration des primes dans le calcul de la retraite.


POUR LA QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC, POUR LES AGENTS,

POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE, POUR LA JUSTICE SOCIALE,

10 % D’AUGMENTATION DE POUVOIR D’ACHAT TOUT DE SUITE,

C’EST POSSIBLE ET URGENT !