Les fonctionnaires permettent de vivre

Les services publics fonctionnent comme ces évidences, ces normalités qu’on remarque seulement quand elles déraillent. Leurs activités permettent pourtant de vivre sans que cela coûte trop.



Les services publics, ce ne sont pas seulement des personnels de santé ou d’Ehpad (Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), des fonctionnaires dans les tribunaux, dans les centres des impôts ou les mairies, les préfectures et les prisons ; des pompiers, des gendarmes, des policiers, des enseignantes, des agents administratifs, des postiers, des assistantes sociales, des bibliothécaires, des agents d’entretien des voiries ou des parcs et jardins, des inspecteurs du travail, des douaniers, etc. Ce sont aussi tellement d’invisibles : égoutiers, forestiers, grimpeurs-élagueurs, agents des déchetteries, chargés de la préservation du patrimoine, inspecteurs des installations classées (qui surveillent les sites industriels dangereux), inspecteurs de la concurrence, de la consommation et des fraudes, ou services vétérinaires qui contrôlent les élevages, les abattoirs, la qualité des nourritures, le respect de la chaîne du froid, les règles sanitaires, dans les commerces, les restaurants, les cantines ; ce sont aussi des statisticiens, des assistantes éducatives pour la petite enfance, des aides à domicile, des conducteurs d’engins, entre autres.


De lourdes semaines de travail ! Les agents des services publics ont un travail plus cool que dans le privé ? Non : dans le privé, 46 % des salariés effectuent des semaines de travail dites « standard » (du lundi au vendredi, en ne commençant pas avant 7 heures et en ne finissant pas après 20 heures). C’est à peu près la même chose (44 %) dans une grande partie de la fonction publique, mais parmi les fonctionnaires hospitaliers, trois quarts ont des semaines « non standard », avec du travail de nuit et/ou le week-end. Et plus d’un agent public sur trois travaille le dimanche.